Comment ouvrir un restaurant solidaire ?

Comment ouvrir un restaurant solidaire ?

Ouvrir un restaurant solidaire pour proposer des repas à prix accessible tout en favorisant l'insertion et une dynamique de quartier, c'est bien.

Se préparer en amont pour éviter les mauvaises surprises et mener à bien son projet, c'est mieux. Démarches administratives, financement, hygiène, normes à respecter, équipement : nous faisons le point sur les étapes à suivre pour ouvrir un restaurant solidaire.

 

Qu'est-ce qu'un restaurant solidaire ?

Un café ou un restaurant solidaire est un lieu de rencontres, de partage et d’échanges créé autour d’un projet de restauration collective. Ses objectifs sont multiples :

  • créer du lien social,
  • partager un repas dans un cadre sécurisant, accueillant et convivial,
  • financer des actions d’insertion,
  • encourager le retour à l’emploi et la formation,
  • distribuer des repas gratuits ou accessibles aux plus démunis,
  • rompre l’isolement de personnes fragilisées socialement et économiquement,
  • favoriser la mixité sociale,
  • encourager une dynamique de quartier,
  • proposer des événements associatifs et culturels, etc.

Ce type d’établissement, associatif et géré par des bénévoles, s’adresse à un public large : étudiants, petits salaires, chômeurs, retraités, CDD, stagiaires, habitants du quartier, voisins, etc. Les repas et les boissons vendus permettent de financer des actions sociales ou culturelles qui profitent à tous.

 

Quelles sont les étapes pour ouvrir un restaurant solidaire ?

 

Démarches administratives et financement

Le choix de la structure juridique et le plan de financement déterminent la forme que prendra votre projet. Un restaurant solidaire est généralement géré par une association type loi de 1901, qui doit être déclarée à la préfecture.

Il faut savoir qu'un restaurant associatif sans but lucratif peut avoir des employés, mais ne peut pas faire de bénéfices. La vente de boissons alcoolisées est réglementée et soumise à déclaration.

Ensuite, les possibilités de financement permettent de définir les capacités financières du projet et ses possibilités d’évolution.

Planifiez vos investissements et vos budgets en fonction des entrées financières prévues : cotisation des adhérents, vente de repas et de boissons, subventions municipales, départementales ou régionales, récolte de dons, soutien de sponsors et de partenaires.

 

Règles d’hygiène et équipement

Tout restaurant doit être conforme à un certain nombre de règles d’hygiène concernant l’équipement des locaux, la réfrigération des denrées alimentaires et l’hygiène du personnel. La réglementation et les normes diffèrent cependant si le restaurant est ouvert au grand public ou réservé à des adhérents.

Dans certains cas, une formation est obligatoire pour le personnel des restaurants, qu’il soit salarié ou bénévole. Renseignez-vous auprès du ministère de l’Agriculture pour votre demande d’agrément sanitaire dès le début du projet pour ne pas être pris de court par la suite.

L'installation des locaux et le choix du matériel doivent également faire l'objet d'une attention particulière. Les normes de sécurité et l'ergonomie protègent le personnel et lui permettent de travailler dans de bonnes conditions.

Robots, réfrigérateurs, mixeurs, blixers, ustensiles de cuisine, casseroles, mobilier de cuisine : choisissez un matériel adapté à la restauration collective, robuste et facile à nettoyer.

Un projet de restauration solidaire ne se fait pas en un jour : c’est une aventure collective qui demande une bonne coordination entre les différents acteurs, une préparation rigoureuse et le respect des normes et des lois en vigueur.

N’hésitez pas à demander de l’aide auprès des institutions et à répartir les tâches entre les porteurs de projet pour garder intact le plaisir de contribuer au bien commun, en évitant les échecs et les frustrations.

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